Consommation d'alcool au volant

La consommation d’alcool altère la capacité de conduire, et ce dès le premier verre: augmentation du temps de réaction, surestimation de ses propres capacités, baisse de l’attention et de l’acuité visuelle et auditive, etc. Avec un taux de 0,25 mg/l (soit 0,5 pour mille), le risque d’accident mortel pour le conducteur est d’ailleurs multiplié par deux par rapport à un taux nul.

Depuis le 1er octobre 2016, le contrôle de l’alcoolémie avec l’éthylomètre a été introduit. On parle dorénavant de milligrammes d’alcool par litre d’air expiré (mg/l) au lieu des pour mille (‰).

Alcool dans l'air expiré
Alcool dans le sang
0.25 mg/l
0.5‰
0.4 mg/l
0.8‰
0.05 mg/l
0.1‰

Même lorsqu'il n'y a pas de suspicion concrète, la police est en droit d’effectuer un test d’alcoolémie auprès des conducteurs et, en cas d'accident, aux usagers de la route impliqués (art. 55, al. 1 de la loi fédérale sur la circulation routière, LCR). Si ce test, ou le cas échéant un test sanguin, révèle que le conducteur est incapable de conduire parce qu'il est sous l'effet de l'alcool, les sanctions suivantes peuvent être appliquées:

  • interdiction de reprendre la route (p. ex. lorsque le taux d'alcool est ≥ 0,25 mg/l d'air expiré ou lorsque le taux d'alcool dans le sang est ≥ 0,5‰;
  • retrait immédiat du permis de conduire lorsque le conducteur semble manifestement en état d'ébriété ou présente un taux d'alcool de ≥ 0,4 mg/l (correspond à un taux d'alcool dans le sang de ≥ 0,8‰);
  • retrait du permis de conduire et autres sanctions;
  • conséquences au niveau du droit des assurances (p. ex. réduction des prestations de l'assurance-accidents).

A savoir !
S’il a connaissance de l’état d’ébriété du conducteur, le passager est également responsable et donc punissable. En se faisant reconduire chez lui, il encourage la conduite en état d’ébriété du conducteur et devient ainsi complice de ce délit.

 

Plus d’informations sur les sites du BPA et du TCS.